Une Grosse Nouille Nommee Benoit Ep 01 : Maison

UNE GROSSE NOUILLE NOMMEE BENOIT
EP 01 : MAISON


Autant vous le dire tout de suite … Contrairement à moi qui suis pondéré, réfléchi et qui a la tête sur les épaules ma sœur est un peu fofolle …

On ne peut pas compter sur elle. Elle a toujours de bonnes idées mais ça ne marche jamais comme prévu. A part ça elle est sympa et absolument adorable … Enfin je dis ça mais, c'est ma sœur ! Et je suis sûr que si j'étais une fille je serais certainement folle amoureuse d'elle …

Je vous jure, je ne déconne pas elle est vraiment canon !

Je fais bien de commencer en vous parlant d'elle parce que en fait cette histoire n'a pas grand chose à voir avec elle ! Enfin un petit peu si quand même ! C'est à cause d'elle que c'est arrivé tout ça, mais c'est tout … Elle n'était même pas là ! Et je ne préfère pas lui raconter ce qui s'est passé, je tiens à ma peau !

C'était il y a quelques années, ça aurait pu se passe l'an dernier ou le mois dernier, enfin non, pas le mois dernier, on est en hiver … Mais l'an dernier ou l'été prochain …

Enfin non plus parce que l'été prochain je ne suis pas là, je vais au bord de la mer. Sea, sex and sun ahhhh ouai ça j'aime bien les orteils en éventail sur la plage, à poil, je connais un hôtel très bien tenu ou on peut rester tout nu pendant tout l'été … Oui mais bon … C'est toujours pas de ça qu'il s'agit …

Ma sœur donc … Nadine … Au fait j'ai oublié de me présenter, moi c'est Benoît.

Ma sœur donc s'est associée avec une copine à elle, une fille qu'elle connaît depuis toute petite à la maternelle. Elles se sont retrouvées il y a quelques années, une était architecte d'intérieur, Hélène et l'autre décoratrice, Nadine … Il faudra un jour que je leur demande de m'expliquer très exactement la différence car il ne faut pas se tromper je ne vous dit pas ... Elles ne sont pas faciles les petites quand on parle boulot !

Installées dans un village avec dans un rayon de cinquante kilomètres trois grandes villes, elles travaillent beaucoup, leur réputation commence à devenir sérieuse et sont même quelquefois obligées de refuser des contrats.



C'est donc à environ cinquante kilomètres de chez ma sœur que commence mon histoire. Cinquante kilomètres ! Devinez ! Bein oui je traversais une de ces grandes villes pour aller voir ma petite sœur, elle est un peu plus vieille que moi mais vous connaissez les filles si on dit '' … plus vieille … '' elles deviennent toute rouge et vous bouffent un bras … En tout cas avec ma petite sœur on ne sais jamais … Alors moi je me méfie … Je roulais tranquillement, je venais de faire deux heures d'autoroute et il ne me restait plus qu'une heure ou deux de route départementales … Mais pourquoi elle s'est installé dans un coin paumé au milieu de nulle part ?

J'allais sortir de la ville quand je me rappelait un petit bar que j'avais beaucoup fréquenté quelques années plus tôt. C'était un coin génial, à chaque fois que j'y suis passé je ne suis jamais rentré seul, j'ai vécu dans le quartier pendant deux ans … Un demis tour d'urgence et je faisais route vers ce petit bar. Il était encore tôt je pouvais me permettre de traîner un peu. Et puis … Il n'y a pas que la ponctualité dans la vie ! C'est vrai quoi !

Le coin avait un peu changé, ils avaient repeint la façade et ré-ouvert les fenêtre. C'est vrai qu'à l'époque c'était un peu sombre, là c'était lumineux, on pouvait voir l'intérieur … Il y avait quelques clients et déjà j'en voyais un particulièrement attirant …

Cheveux courts, veste légère et élégante, petites lunettes qui lui donnaient une air d'intello, un instant il se retournait et j'apercevais une chemise blanche ouverte sur un torse que je devinais imberbe et bronzé … En un mot le rêve pour n'importe quel homme normalement constitué … Je ne suis pas n'importe quel homme mais je suis normalement constitué aussi … J'entrais. Je saluait toute l'assemblée d'un … '' Bonjour Messieurs … ''.

Au fond la salle une silhouette se retournait, de dos j'avais repéré cette élégance très féminine, hanches légère, chaussures avec talon, pantalon un peu serré qui vu de face devait donner dans le genre 'moule boules', chemise légère ( on était en été ) serrant à la taille, cheveux ondulés, mains fines et manucurées avec du verni à ongle … Le genre de mec tafiole qui me gave grave rapidement, j'en ai bien tiré quelques uns mais uniquement quand j'avais d'autre rien sous la main … Cette personne retournait la tête dans ma direction … Hiiiiii ! C'était une fille !!!

'' Padon … Mamezelle … '' .
J'avais l'air con ! Je gardais ma contenance mais j'avais l'air con, c'est sûr ! Elle me jetait un regard que je ne savais pas comment interpréter et passait sa mains devant sa joue, je voyais alors une alliance … Et merde elle était mariée, j'aurais du dire '' Madame ''. Oui mais vrai quoi ! Ici aussi ! Si il y a qui ne respectent pas les règles je peux pas deviner moi … C'est vrai quoi … Je m'installais juste à côté du mec que j'avais repéré depuis la route, je le saluais, il répondait à mon salut … '' Yo ça roule, c'est dans la poche … J'arriverai chez ma sœur demain … '' .

Il retournait la tête vers la route et ne s'occupait plus du tout de moi … Je ne voudrais pas laisser imaginer que je suis susceptible mais là ça devient gênant ! C'est à ce moment qu'un ange est apparu … Il a surgi juste derrière le bar, cheveux châtain mi courts légèrement en pagaille à la manière d'un poète aux yeux bleus dans lesquelles on pouvait voir passer des oiseaux de paradis ( je ne sais pas ce que c'est que ce genre de bestioles mais ça fait joli à dire ) il présentait un visage volontaire et doux à la fois illuminé d'un sourire éblouissant aussi blanc que sa chemise qui faisait contraste sous son gilet noir qui lui donnait cette élégance qui lui permettait sans pour autant paraître négligé d'avoir les manches remontées sur des bras musclés discrètement adoucis par une léger duvet châtain clair qui se terminaient pas deux mains chacun … Pardon je voulais dire au total ! … Wouahhh ( essayez de relire cette phrase sans respirer trois fois de suite et vous serez presque aussi essoufflés que moi )… Je respirais bien à fond et tentais de me calmer … Je ne vous dis pas … Il était beau, j'en avais même déjà oublié le premier et déjà je bandais … '' Yo ce soir ça va être la fête ! ''.

Le barman : Bonjour ! Pardon je ne vous avais pas vu … Vous désirez quelque chose ?

Comment ne pas lui répondre … Oui toi, tu me suffiras, rien de plus et déjà je serais comblé pour la vie ! … C'est donc sans hésiter un instant que je lui répondait en le regardant bien droit dans les yeux, le buste relevé et la voix bien posée …

Moi : Un café s'il vous plaît !
Le barman : Vous n'êtes pas du coin ?
Moi : J'ai vécu pendant deux ans dans le quartier.
Il a beaucoup changé !
Le barman : Oui la façade faisait un peu peur ! Les fenêtre étaient recouvertes d'une sorte de film plastique qui faisait faux vitrail … C'était laid …

Je me souvenais moi d'un décor discret et élégant qui nous offrait une certaine intimité … Intimité que je me faisais une joie de partager un peu plus tard avec ce garçon adorable, il me souriait, et la douceur de ses yeux me transportait.

Je caressais son bras, le duvet châtain était doux, sa peau aussi était douce et ses mains, il prenait soin de ses mains, peut être pas manucurées mais soignées, ses mains étaient douces. Il n'avait pas de corne et je sentais déjà la douceur de ses doigts sur ma joue, dans mon cou. Il faisait preuve d'une grande douceur quand il me prenait dans ses bras, mais je sentais sa force, il était musclé, et son corps était ferme et chaud. Je glissais mes mains dans son dos, sous sa chemise, il m'embrassais, ses lèvres étaient suaves, son souffle fort. Je lui rendais ses baisers, nous avions oublié les autres clients qui devaient nous regarder probablement envieux, le bar entre nous ne nous dérangeait pas et c'est seulement au bout d'un long moment que je retombais sur mon tabouret. J'avais le souffle court, je tremblais de plaisir, je frémissais de désirs ( vous avez vu combien de fois j'ai employé le mot doux ? Eh, éh, éh. C'est que je suis du genre câlin moi ! ) … Le barman revenait à mon niveau pendant tout ce temps il avait servi un client dans la salle … Il me souriait en me regardant …

Le barman : Il y a longtemps que vous viviez dans le quartier ? …

Il me faisait la discussion, je buvais mon café …

De nouveau mon imagination vagabondait, j'allais dans la salle juste derrière, la salle réservée aux câlins … Joël m'y retrouvait, il abandonnait le bar qui s'était vidé et de nouveau je pouvais caresser sa peau, je l'avais découverte par ses bras et je remontais maintenant à ses épaules. Avec rapidité j'ouvrais chacun des boutons de sa chemise, je caressais alors son torse, le couvrais de baisers, il me serrait dans ses bras et m'enlaçais également, on s'embrassait.
Nos deux corps se serraient l'un contre l'autre, la douceur d'une peau contre la douceur d'une autre peau … Y a rien de mieux. Je bandais comme un fou …

La salle du bar s'était remplie et un peu partout … Des couples … Enfin je m'explique mal, quand je dis des couples je veux dire par là … Des hommes et des femmes … Mais qu'est ce que c'est que cet endroit ? Ou est-ce que je suis tombé moi ? C'est un peu paniqué que je recherchais du regard mon beau barman Joël … Il y avait une fille avec lui derrière le bar … '' Dis moi John tu pourrait aller changer le fût de bière tu serais un amour … '' . Elle lui donnait un baiser sur la bouche et voilà que l'homme de ma vie, mon barman sexy passait dans la petite salle juste derrière, celle là même qui était réservée aux câlins, maintenant elle était réservée pour stocker les fûts de bière et que sais-je quoi encore... Joël ? Il ne s'appelait même pas Joël, même sur ce point je me sentais trompé, il s'appelait John.

John ! C'est d'un banal !

Cette histoire d'amour venait de se terminer si subitement qu'elle n'avait pas vraiment eu le temps de commencer ! Mon cœur se serrait dans mon thorax et je retenais mes larmes …

Oui je sais j'en fait un peu trop !

Mais c'est vrai quoi ! C'est quoi ce bar, c'est pas l'adorable bar distingué et discret à l'ambiance feutrée que je connaissait … C'est certainement pas ce lieu de fête ou mon meilleur ami avait attrapé la syphilis ( à croire ce qu'il en disait ) , mais vous pouvez me croire moi, il connaissait beaucoup d'autres endroits ou il aurait peu attr ce genre de truc … Mais bon tout ça c'était le bon temps ! Ah nostalgie quand tu nous tient !

J'étais un peu dégoûter par ce que j'avais vu derrière le bar … L'homme de ma vie était marié ou tout comme … Bon je me retournais donc vers mon voisin de gauche … Celui que j'avais repéré depuis le trottoir … '' j'en ferais bien l'homme de ma vie pour toute la soirée moi ! ''. Je le voyais de dos, sa veste relevée laissait voir l'arrière de son pantalon en toile légère. On pouvait distinguer la finesse des ses sous vêtements … C'est que je suis observateur moi ! Et il devait avoir un cul celui là ! Je vous dis pas la forme galbée de sa fesse apparaissait distinctement. Il était musclé lui aussi, moins que le dernier homme de ma vie, l'autre lâcheur de John qui ne m'avait même pas dit qu'il était marié avant que je ne commence à fantasmer sur lui … Pfff … Mais il était bien foutu lui aussi …

Ses petites lunette lui donnait un air sérieux et sage … Je connais le genre, tous les même, ils ont l'air sage comme ça mais sous la douche il savent se lâcher. J'ai passé plus d'une nuit de malade avec des mecs comme ça à l'époque ou je vivais dans le quartier. Et celui là je le calculais bien, je devinais ses préférences. Il se retournait complètement, le dos contre le bar, il regardait vers la porte moi je regardais ses cuisses … Pas de doute c'était un chaud, il faisait du sport on devinait des cuisses bien musclées, j'oserais tendre une main … ? ... Ses cuisses étaient fermes et musclées comme je l'avait deviné, il s'appelait Juste, c'est joli comme prénom ça Juste et c'est pas si fréquent mais ça lui allait bien, il avait un sourire éclatant, il regardait en face de lui, je le voyais de profil. Il avait le torse imberbe mais on pouvait deviner un très léger duvet, à peine perceptible, il ne s'épilait pas, c'était naturel. Il ne m'en fallait pas d'avantage … Je craquais, je fondais … J'avais enfin fini par rencontre un garçon superbe dans ce bar. Il se tournait encore un peu plus, vers moi, et je voyais une jolie bosse entre ses jambes, tout en haut de ses cuisses, il avait les jambes légèrement écartées. Je lui caressais une cuisse, depuis le genou je remontais la main, je glissais ma main un peu plus loin, un peu plus haut et je remontais ma main jusqu'à la bosse qui toute molle au début devenait plus ferme, plus dure. Moi je bandais comme un malade mais je m'en moquais, et si on le remarque alors tout le monde saura que je suis amoureux !

Il tournait la tête vers moi, un sourire à tomber en arrière, je me cramponnais à sa jambe. Une barbe de trois jours terriblement sexy, des yeux marron dans lesquels on pouvait voir passer des … Euh ? Je reviendrai sur ce dernier détail quand j'aurai trouvé quelque chose d’intelligent chose à dire …

Bon je disais quoi moi ? Ah ouai !

Il me regardait, un visage à la fois viril et doux, carré et tendre, il se penchait vers moi, je fermais les yeux et je sentais ses lèvres se poser sur les miennes, sa langue contre la mienne. Je sentais sa main derrière ma nuque, je passais moi aussi ma main derrière sa tête et nos deux corps se rapprochaient. Je lui caressais le torse, avant que nos deux corps ne se collent l'un à l'autre. Sa peau était douce, et c'est sûr il ne devait pas s'épiler, c'était naturel, cette douceur était naturel tout comme celle de ses lèvres. Il me glissait lui aussi une main entre les cuisses, et je sentais un sourire se dessiner sur ses lèvres quand il constatait que je bandais.

Du regard il me montrait la petite salle derrière, celle qui est destinées aux câlins … Enfin aux fûts de bière … Il restait encore bien assez de place entre les fûts de bière. Il s'appuyait contre le mur et me laissait lui caresser le torse, je glissais l'extrémité de mon nez sur sa peau ce qui le chatouillait. Je le sentais sursauter, gigoter par moment quand ça devenait trop sensible. A ce moment je ne bougeais plus et l'embrassais doucement, je lui mordillais les tétons, il semblait aimer, il aimait … Il me caressait les cheveux avec douceur et quand je relevais la tête nous nous embrassions avec fougue !

Il me tirait contre lui et me donnait des baisers dans le cou, juste en dessous de l'oreille, me suçais avec douceur le lobe … Je ne m'y attendais pas et je sursautait, puis il appuyait doucement sur ma tête, je comprenais le message et m'accroupissais devant lui. Il bandait ferme maintenant, autant que moi mais c'est à lui que je pensais, j'ouvrais son pantalon, il n'avait pas de sous vêtement, tiens j'aurais pensé que … Mais bon je m'en fou ! Il avait une belle queue bien ferme, bien longue, bien droite. Je la décalottais en la prenant dans ma bouche, je la prenait sur toute sa longueur, jusqu'au fond de ma gorge.

Je l'entendais gémir, il aimait ça le bonhomme, il me tenait la tête avec ses deux mains et me guidait, appuyait sur ma tête, avançait et reculait son bassin. Je contrôlais ma respiration et encaissais les coups avec un grand plaisir. J'adore sucer les queues moi et je fais ça bien, au moins quatre jours que j'ai pas pratiqué ! Bon pas assez longtemps pour que je perde ma dextérité mais c'est du sérieux ça ! Je fais ça très bien et personne ne s'est jamais plein ! C'est certainement pas Juste qui va commencé !

Je faisais des pauses, je me relevais, l'enlaçais longuement et avec une immense tendresse on se caressait l'un l'autre … Pas de doute, j'avais trouvé l'homme de ma vie … Enfin … en tout cas au moins pour la soirée … C'est déjà ça ! Mieux que rien !

Je m'écartais une instant pour mieux le regarder, son sourire, ses yeux marron de biche …

Ça fait pas vraiment viril ça des yeux de biche ? … Bon laissez tomber je trouverai autre chose tout à l'heure …

Il me retournait contre le mur et c'est lui qui m'embrassait le torse, les tétons, il me mordillait les téton, je commençais à trembler, c'était bon … Il était à genoux devant moi, il ouvrait mon pantalon, je bandais comme un malade. Il me masturbait doucement avant de prendre à son tour dans sa bouche ma queue sur toute sa longueur …

Je gémissais de plaisir …

J'ouvrais les yeux. En face de moi derrière le bar.

John : Oui, vous avez dit quelque chose ?
Moi : Heu ! … Non … Je … Oui … Gue … Ehh …

Moi : Je peux avoir un autre café si-ou-plé ?
John : Un café, ça marche !

Je bandais … Ça je ne l'avais pas rêvé … Je bandais comme un malade … Je retournais la tête vers l'homme de ma vie, juste à côté, une fille s'était approchée de lui pendant mon absence, ils s'embrassaient tendrement, elle posait sa main sur son torse avec douceur et l'appelait Henri … La garce … Pfff …

Encore un qui s'était bien moqué de moi, il ne s'appelait pas Juste ! Pfff … Ah les mecs … Tous les même …

Je me disais que décidément ce bar n'était plus fréquentable ! Mon café arrivait. Je bandais, c'était pas confortable et si je me levais je savais qu'on ne verrait que ça ! Bon il fallait trouver une solution. Je retirais ma veste et la posais sur mes genoux. C'était pas plus confortable mais c'était plus discret …

Bon c'est pas là que je vais trouver mon bonheur si j'ai envie de draguer. Je buvais mon café, je payais, et je retournais à ma voiture. Je gardais ma veste posée sur mon avant bras devant moi, c'était plus discret. J'avais jeté un œil en me levant et je dois dire que c'était à la hauteur de ce que je ressentais, on ne voyais que ça, je bandais vraiment comme un malade ! J'étais quand même en manque depuis quatre jours, c'est un peu normal non ? Je m'étais bien branlé le matin mais c'est pas pareil … Bon je suis pas près de revenir dans ce trou, ce bar n'est décidément plus ce qu'il était, on y rencontre des gens bizarres ! Que des allumeuses qui vous mettent le feu au cul et qui aussitôt se retrouvent dans les bras de la première fille venue !

Je reprenais la route, cinquante kilomètres, il va bien me falloir deux heures ! C'est plus l'autoroute, maintenant c'est les départementales, les routes secondaires, les chemins, les piste de brousse … Bon je sais, j'ai quelquefois tendance à en rajouter … Un petit peu … Un tout petit peu … Si ça se trouve j'aurai même pas besoin de mettre les bottes pour descendre de la voiture, pas de boue, pas de crottin partout sur le sol, une maison moderne, pas de sol en terre battue … Elle a même le téléphone ! On peut rêver mais c'est pas vraiment mon genre, moi je garde toujours les pieds sur terre !

C'est peut être pas si perdu que ça si ça se trouve l'endroit ou habite me sœur … Moi je suis un mec de la ville, un citadin sauvage. J'aime l'aventure, le risque, la vie palpitante … Je suis même sorti avec un mec qui n'avait pas la climatisation l'an dernier, l'homme de ma vie, il a compté plus que tout pour moi, c'est pas pour rien que j'ai supporté le sacrifice … On est resté ensemble pendant … je sais plus moi ... au moins un mois … Vous imaginez le niveau de précarité, un mois sans clim en plein été ! Il m'a fallu bien du courage et quand je pense que Denis il vivait toujours comme ça … Denis ? Je ne suis pas sûr en fait que c'était Denis. Didier ? David ? José ? En fait je ne sais plus mais c'était quelque chose dans le genre !

Cinquante kilomètres de piste de brousse, enfin, j'espère que je ne vais pas tomber en panne, ce serait l'horreur ! Et le téléphone portable il passe au moins le téléphone portable ? Oui il passe, pour l'instant il passe ! On n'y aurait pas cru à ça ! Il passe même dans ces coins aussi perdus ! Vive le progrès !

Finalement pour les quarante kilomètres qui suivaient c'était une voie rapide … J'y croyais pas ! Les derniers kilomètres un route secondaire normale, il me fallait une bonne demie heure pour arriver … Quand je descendais de la voiture les stations FM passaient toujours et même le téléphone portable, je me sentais rassuré … Pas de crottin partout sur la route, pas de boue ? Il est vrai qu'il n'a pas plu depuis des semaines mais c'est pas une raison. On est à la campagne chez ma sœur, et la campagne c'est de la boue partout, des tas de bouse de lapin un peu partout aussi, des crottes de mouton dans la marre au canard, une montagne de fumier de pigeons devant chaque porte et je ne parle pas des cochons, des chevals ( euh on dit des chevals ? ) … Enfin comme vous pouvez le constater, je suis peut être un homme de la ville mais je sais m'adapter. Je me suis renseigner ! Antoinette un copain qui est né à la campagne, à un pas du Sacré Cœur à Paris, ma raconté comment ça se passait il y avait même des vignes juste à côté de chez lui. Vous connaissez j'espère ? C'est avec ça qu'on fabrique le vin, je ne sais pas comment ils font, il ne faut pas trop m'en demander non plus … Mais comme vous pouvez voir je suis plus futé que j'en ai l'air, quand je pars à l'aventure … Je me documente !

Quand je sortais de la voiture je suffoquais, la chaleur … Ça se passait en été et c'était la canicule. Dans la voiture il y avait la clim mais à l'extérieur il faisait au moins cinquante degrés à l'ombre et en plus il n'y avait pas d'ombre … Au moins il n'y avait pas de boue non plus, on m'a dit que la boue se formait quand il pleut, dans mon quartier quand il pleut on ne s'en rend pas ment compte, je peux traverser ma ville sans mettre le nez dehors, galeries marchandes, passages couverts, métro, on prend le bus sous un abri et on en ressort sous un autre abris … Mais là c'est vrais que c'était un peu sauvage, sous la pluie ça devait être … L'horreur pour les mec frisés !

Nadine m'avait entendu arriver elle sortait de chez elle et arrivait en courant vers moi les bras grands ouverts …

Nadine : Benoît mon petit bébé, tu ne peux pas savoir combien ça me fait plaisir de te revoir !
Moi : Nadine ma puce tu est toujours aussi belle !

On se prenait dans les bras, on se serrait fort. Je l'aime bien moi ma petite sœur et ça faisait un moment que je ne l'avais pas vue.

Nadine : Tu n'as pas un peu grossi toi ?
Moi : ( d'abord je gloussais, puis … ) Tu sais que ça se voit de plus en plus que tu es plus vieille que moi toi !

Je sais je prends des risques mais c'est elle qui a commencé. C'est vrai quoi ! J'ai pas grossi moi ! Elle me jetais un regard … J'avais presque peur et une violente envie de remonter dans ma voiture, j'y serai en sécurité pendant une moment … Et en plus il y a la clim.

Nadine : Tu sais que tu joues avec ta santé là mon petit bonhomme ?
Moi : Je le referai plus c'est juré et c'est même pas vrai en plus tu parais toujours aussi jeune … Enfin presque !
Nadine : Bon j'accepte tes excuses ! Tu en as de la chance !
Moi : On pourrait se mettre à l'abri, il fait chaud et si on reste ici en pleins soleil je sens que je …
Nadine : C'est vrai que tu es un aventurier de centre commercial toi ! Entre !

J'entrais … Il y faisait frai ! Un superbe carrelage dans la cuisine, et dans le salon un parquet vitrifié … Les meubles étaient modernes, une large baie vitrée ouvrait sur une jardin, fleurs, arbustes et j'apercevais même une piscine. J'avançais vers la baie vitrée …

Moi : Mais tu es vraiment merveilleuse ma chérie !
Nadine : J'adore quand tu me parles comme ça, tu sais que si tu étais un mec je me sentirais vraiment flattée.
Moi : Mais je suis un mec !
Nadine : C'est ça continue à y croire !
Moi : Nadine !
Nadine : Bon arrête de faire ta fille et dis moi pourquoi cette flatterie !
Moi : Mais je ne sais pas moi. Regarde autour de toi. Tu arrives à la campagne, dans un coin perdu et d'un champ rempli de bouses de chèvres et tu en fais un joli petit paradis … Rassure moi ! Tu as l'électricité ?

Elle levait les yeux au ciel …

Nadine : Tu sais la maison était comme ça quand je l'ai achetée, il y avait la piscine, le jardin et je n'ai fait que quelques décorations. Pas de gros travaux … Oui j'ai l'électricité, j'ai aussi le WiFi et la 4G. La fraîcheur que tu ressens c'est pas uniquement les murs très épais, c'est la clim !
Moi : ( l'ais complètement inspiré ) Tu as la climatisation !

Elle éclatait de rire.

Nadine : Tu ne vas pas mieux toi ! Tu confond campagne et coin perdu dans le tiers monde. Ici on à le tout à l'égout, et tout le confort moderne …

Elle me regardait en rigolant …

Nadine : Il y a même une boite gay à cinq kilomètres d'ici. Un endroit très réputé, très sympa j'y suis déjà allé plusieurs fois … C'est très branché !

Je restais pensif !

Nadine : Ça va Benoît ?
Moi : Tu sais que je t'aime beaucoup toi ! A vivre ici tu as l'air de plus en plus jeune !
Nadine : Arrête tu me fait peur !
Moi : Tu sais que tu habites dans un endroit charmant !
Nadine : Ok ! Tu as failli me faire vraiment peur … Aujourd'hui tu veux t'installer ici mais tu verras dès le début de l'hiver, trois goûtes d'eau, un peu de boue dans le jardin et tu ne voudras plus rester …
Moi : Je peux te garantir que je vais passer le reste de ma vie dans ce village, c'est pittoresque, c'est calme, tous mes copains vont être vertes à la ville … Et tu as vu comment il est foutu le voisin là ? Je rêve, pince moi … Non ne me pince pas si je rêve je ne veux pas me réveiller … Et en plus ça fait mal !

Je voyais par la fenêtre un jeune homme beau comme un dieu qui se dirigeait vers la porte de la maison. Il sonnait …

Nadine allais ouvrir, il entrait …

Nadine : Entre Étienne, je vais te présenter …
Moi : Moi ! Moi c'est moi Benoît je suis le grand frère de … ma sœur ! Je suis très contant de faire ta connaissance, entre, installe toi, tu veux boire quelque chose ? J'ai tout ce qu'il faut faut .

J'allais vers ce qui ressemblait le plus à un bar et continuait en marmonnant !

Moi : Sauf que j'ai oublié que je suis pas chez moi et que ma sœur n'a rien à boire … Mon dieu c'est quoi cette marque … BIO … j'ai jamais entendu parlé de ce genre de truc moi. Certainement une marque locale de péquenauds …

Nadine : Ne fait pas attention, c'est mon petit frère et comment dire … Il est pas fini ! Benoît, Étienne est le compagnon de ma copine Hélène …
Moi : Et moi je suis … complètement … ridicule ! Désolé ! (Avec un regard méchant vers ma sœur) Et c'est maintenant que tu le dis !

A ce moment une très jolie fille entrait sans prévenir …

Elle : Benoît mais c'est pas vrai, on ne pensait pas te voir si tôt, Nadine nous avait bien dit que tu devais arriver ce soir mais comme de toutes façons tu es toujours en retard … Alors là c'est une surprise !

Je restais là tétanisé avec un sourire figé, du regard j'appelais ma sœur au secours. Elle comprenait et éclatait de rire …

La fille : Mais enfin, tu ne me reconnais pas ? Hélène, c'est moi Hélène !
Moi : Mais bien sûr que je te reconnais ma chérie ! Tu es comment dire … Absolument fabuleuse !

Je la prenais dans mes bras.

Moi : Comment peut tu t'imaginer que je ne t'avais pas reconnue ?

Elle se retournait vers ma sœur …

Hélène : Il n'a pas changé !

Dans ma tête je faisais un récapitulatif. Pas de montagne de crottin de canard partout devant les portes. Pas de boue gluante devant l'entrée qui laisse des traces de pas jusque dans le lit. Pas de cas de rage, il paraît que ça ne se fait plus. Pas de tracteur stationné devant le garage de la maison parce que ça alors ça ne fait pas branché mais pas branché du tout. La maison est joliment restaurée, il y a une piscine qui certes gagnerait à être couverte mais il ne faut pas trop en demander, tant que c'est fait avant l'hiver ce sera acceptable ... Il y a l'électricité, le câble, la télévision par satellite, mon portable passe très bien, on est à moins de dix minutes d'une boite de nuit ou je pourrai faire ma star … IL y a même la clim …

J'étais ému. J'avais trouvé l'endroit ou je voulais vivre … Une larme coulait de mon œil …

Oui je sais j'en rajoute un peu ! Mais dans ma petite tête je me disais …

'' Maison ! '' …

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